Au lendemain d’un triste premier tour, reflet d’une France clivée, tous commentent des chiffres.
Des chiffres forts (plus de 80% de participation ; François Hollande à 28,63%), voire trop forts (Marine Le Pen à plus de 18%).
Des chiffres faibles aussi (Nicolas Sarkozy à 27% contre 31% en 2007), voire bien plus faibles qu’annoncés (Jean-Luc Mélenchon à peine à 11%) ou que ceux obtenus en 2007 (François Bayrou à peine à 9% contre 18,5% en 2007).
Mais quels vont être les actes ? Les actes des politiques, mais également les actes des Français, ce peuple éminemment politique qui, malgré les prévisions pessimistes et le perpétuel dénigrement d’une campagne jugée peu passionnante, fait toujours massivement valoir sa voix.
François Hollande est donc en tête, et semble devoir l’emporter. Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy est en danger, contesté. Alors que rechercher ? Que signifier ? Adhésion ? Rejet ? Défi ?
Le Candidat-Président n’est jamais meilleur que dans l’adversité, dans la réplique.
Il est prêt à mener une bataille brève, intense, faite de mouvements ; les offensives menant aux contre-offensives, le tout n’étant que diversion pour ensuite déborder, vraisemblablement par la droite.
La lutte s’annonce intense. Décryptage de deux (sales ?) semaines que nous allons vivre jusqu’au second tour et qui risquent de ne pas grandir notre démocratie.